Lundi, 06 Février 2012
Vous êtes ici : Accueil Une famille autour du monde
Une famille autour du monde
19 OCTOBRE : SAUTRON invite SAPERLIPLANETE
Une famille autour du monde
Écrit par Frédéric    Dimanche, 18 Septembre 2011 10:13    PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 18 Septembre 2011 10:13

La Ville de Sautron a décidé d'inviter les Saperliplanautes pour partager l'aventure !

Une étape un peu particulière puisque c'est la commune voisine mais surtout là où j'ai passé une grande partie de mon enfance et adolescence et où habitent encore les grands parents d'Eliot, Jules et Anatole.

Une conférence participative? Et oui, c'est vous qui serez amenés à voter et choisir vous-mêmes l'itinéraire autour de la planète que nous emprunterons durant près de deux heures cet après-midi là! Le mercredi 19 Octobre 2011 à 15H00 à la salle municipale de Sautron.

Nous vous emmènerons autour du monde, sac au dos, et vous raconterons l'expérience unique à la rencontre des Hommes et de la planète. 350 jours à explorer dix facettes du développement durable.
Conférence « participative » où vous choisirez vous-même votre itinéraire autour de la planète !

Des images à vivre et partager en famille pour les petits et les grands.

N'hésitez pas à faire passer l'info ;-)

 
9 Avril: Saperliplanète au festival du livre pour la jeunesse
Une famille autour du monde
Écrit par fred et vanessa    Samedi, 26 Mars 2011 20:23    PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 26 Mars 2011 20:23

C'est à l'invitation de la Communauté de Communes Erdre et Gesvre que les Saperliplanautes se rendront le samedi 9 avril prochain à 17H00 au festival du livre pour la jeunesse. Un week-end entier autour du thème du voyage et une belle occasion de découvrir l'expérience Saperliplanète.

Rendez-vous à Sucé sur Erdre, salle polyvalente, le samedi 9 Avril à 17H00 pour la conférence publique !

 
Quel piège délicieux !
Une famille autour du monde
Écrit par Frédéric    Mercredi, 18 Août 2010 11:07    PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 18 Août 2010 11:07
Il m’aura fallu un mois pour que j’y revienne.
Que je sois capable à nouveau d’écrire, de dire les choses et de partager.
Durant ce mois je fus comme un otage fraichement libéré de mes rêves les plus fous, craignant la lumière et la confrontation au réel. Je me suis caché pour me retrouver.

Un mois en suspension. Un mois entre ciel et terre. Un mois à réfléchir, à organiser ma maison comme j’aimais organisé mon sac à dos. Un mois à comprendre qu’il y avait une vie après…la vie.

Il est donc bien vrai que nous ne sortons pas indemne d’une aventure au long court.
Quel intérêt et quel plaisir il y a-t-il - après avoir dépoussiéré toute sa maison – à redisposer les mêmes bibelots sur les mêmes meubles aux mêmes endroits ?
Mon esprit aussi dépoussiéré ne peut plus non plus s’accommoder des mêmes idées, des mêmes conceptions, dans la même vie. Je dois l’assumer. Avant de partir j’avais écrit que la véritable aventure n’était pas tant de voyager sac au dos autour du monde que de décider de le faire. Je ne pensais pas si bien dire. Au fond de moi je me préparais à un retour difficile, pris au piège délicieux que je me tendais.
Je ne regrette rien. Ce fut une expérience de vie absolument incroyable et en même temps un voyage intérieur salvateur. Cette sensation délicieuse de « tutoyer » l’Humanité durant des semaines et des mois, de se savoir homme parmi les Hommes, est à jamais en moi.
Je me suis offert le temps et la distance. Du temps pour nous, pour moi et de la distance sur nous et sur moi. Là est le secret.
Notre société occidentale qui fait l’éloge de la vitesse jusqu’à en crever ne prend plus ni la distance nécessaire pour réfléchir, ni le temps de réfléchir avant d’agir.
Ainsi sommes nous condamner à gaspiller notre énergie à réparer notre manque de discernement, à corriger notre paresse de la pensée et parfois même à lutter contre notre absence de courage.
Peut-être ai-je appris à ne plus avoir peur. Ni de moi ni des autres. Sans aucun doute même. La vie n’est que risques. A vouloir ne pas se l’avouer, nous pourrions passer à côté de l’essentiel. Aujourd’hui je pose les pieds sur ce bout du monde que j’aime tant, avec la conviction profonde que l’aventure ne fait que commencer.
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront » disait René Char. J’espère que vous vous habituerez.
 
Karanawa les Himbas !
Une famille autour du monde
Écrit par Vanessa    Dimanche, 04 Juillet 2010 11:06    PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 04 Juillet 2010 11:06

C'est à leur sourire édenté qu'on les reconnaît. Les Himbas ont conservé cette tradition millénaire de se faire enlever les dents de devant. Le rituel de l'arrachage de dents a lieu à la puberté. C'est un élément fort de leur identité auquel aucun d'entre eux n'a renoncé. Ils se distinguent ainsi des autres ethnies.
C'est aussi un indice pour le visiteur étranger qui se trouve fort dérouté quand on lui présente des Himbas... habillés comme vous et moi.

Première rencontre avec ce peuple du désert nord-namibien, croisé sur la route dans le Kaokoland. Une vingtaine d'hommes et de femmes s'entassent dans une voiture qui descend au village de Sesfontein, à 100 km de chez eux. Les femmes portent des chapeaux fleuris assortis à leur longue robe, plats sur le dessus pour supporter des poids, les enfants endormis sur leurs genoux.
Trois heures de piste les attendent avant de rejoindre la « ville », c'est-à-dire, la dernière station avant le désert, où l'on trouve de l'électricité, du réseau téléphonique, (pas internet), un petit supermarché et une pompe à essence et quelques maisons. Nous nous saluons, échangeons des sourires. « Moro ! (bonjour) Perivi ? Nawa ! » (ça va ? Oui, bien!) Et nous repartons.

Nous nous rendons chez eux, à Puros, le village où vivent Himbas et Hereros. Un fond de vallée au bord de la rivière Hoaruseb. Impression d'être, une fois de plus dans ce voyage, au bout du monde. Si c'est un petit paradis pour l'étranger, c'est parfois aussi un enfer pour l'autochtone car ici, le soleil brûle neuf mois sur douze et la terre aride n'offre rien mis à part quelques arbustes à brouter pour le bétail (chèvres et vaches essentiellement). Félins et éléphants eux sont en terre familière et les habitants doivent composer avec cette menace permanente.

Certains ont laissé tomber l'élevage et ont quitté leurs huttes . Sont partis à la ville chercher l'eldorado, qu'ils n'ont évidemment pas trouvé. Et n'ont jamais pu reprendre leur vie d'avant. D'autres perpétuent la tradition pastorale mais ont peu à peu abandonné nombre de leurs coutumes pour s'habiller à l'occidentale, envoyer leurs enfants à l'école et chercher d'autres sources de revenus que le bétail en se tournant vers le tourisme. Une manne importante, prometteuse. Les habitants de Puros bénéficient ainsi des revenus du camping communautaire et veillent sur les lions qui rôdent dans le coin. La faune sauvage est devenue un argument pour attirer les touristes et non plus seulement un danger.

Où sont donc passés les Himbas traditionnels, ceux qu'on nous vend dans les magazines et dans les émissions à  grande audience de la télévision ? A Puros, ils ne sont plus qu'une poignée réunis dans un seul village. Il faut s'enfoncer plus au nord du Kaokoland pour en rencontrer davantage. Plus loin toujours plus loin de la civilisation. Nous décidons d'aller les saluer, ceux qui pourraient correspondre aux représentations de l'imaginaire collectif.

Disposées en cercle, les huttes faites de bouse de vache séchée mélangée à de la terre et de l'excrément d'éléphant se font face. Au centre, vivote le feu sacré qui jamais ne doit s'éteindre, garant de la relation à l'au-delà. Seules les femmes, les enfants et le vieux sage sont restés au village. Les hommes sont partis conduire les troupeaux. Les femmes himbas vivent seins nues, avec un pagne en peau de chèvre pour seul vêtement et s'enduisent le corps de crème, mélange de graisse animale et de poudre ocre, se couvrent de bijoux et portent une coiffure très particulière. Les hommes, peu vêtus aussi, ont cependant le droit de se laver.
Les femmes Himbas cueillent des plantes dans la savane (Commiphora Wildii) pour se parfumer et préparer un encens qui servira de « lessive » naturelle pour les vêtements et les couvertures.

Les Himbas appartiennent à l'ethnie bantoue, apparentée aux Hereros. Appelé le peuple rouge en raison de la couleur de leur peau, semblable à celle de la terre de cette partie de la Namibie, ils ont toujours été des nomades. Contraints de trouver de nouveaux pâturages régulièrement en raison de l'aridité de la terre.
Ces tribus sont malheureusement victimes du tourisme. Les Himbas en ont d'abord trouvé des avantages (financiers, afflux de nourriture), mais les villages ont perdu de leur authenticité.

Installés en tailleur dans la hutte de la doyenne du village, nous admirons les différents pagnes épinglés au mur, dont un plus beau que les autres, couvert de bijoux. Celui de ses noces. Nous tentons de discuter. En toute fin, celle-ci nous questionne : « Etes vous à votre aise, ici, dans ma hutte? » (ces maisons sont de petite taille, plus petite que les yourtes). « Bien sûr » lui répondons-nous. Elle nous écoute, incrédule.

Les Himbas sont réputés pour ne pas être facilement accessibles. Ceci s'explique par leur histoire. Et peut-être aussi est-ce la condition de leur survie.

 

 
Au pays de l'Apartheid
Une famille autour du monde
Écrit par Vanessa    Jeudi, 10 Juin 2010 17:12    PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 10 Juin 2010 17:12
Soweto est le township le plus célèbre d'Afrique du sud, quartier d'où est partie la révolte des Noirs il y a 34 ans. On a profité de notre passage à Johannesburg pour y faire un petit tour intelligent, c'est-à-dire accompagnés par un guide black, qui nous a donné les codes pour comprendre l'enchaînement des événements.
Une incursion dans Soweto et ce sont d'abord des flashs qui reviennent. Des images télévisées de la lutte anti-apartheid. Des airs connus qui résonnent à l'oreille : « Freeeee... Nelson Mandela ! » des Specials et « Oh, oh oh, Mandela day » de Simple Minds. On avait quinze ans, on s'éveillait à la politique et on découvrait cette injustice de la ségrégation raciale, loin d'être un cas isolé dans le monde.

Soweto est en fait un énorme espace urbain d'une centaine de km2 à côté de Johannesburg. « Ce n'est pas une ville, c'est un township » _ corrige notre guide. Pas de centre, mais plusieurs quartiers qui composent un ensemble hétéroclite. Les misérables baraques au toit de tôle, légendaires... Les « elephant house », surnommées ainsi à cause de leur toit en ciment qui ressemblent de loin à des dos d'éléphants. Des maisons d'ouvriers, toutes identiques, accolées les unes aux autres. Lorsque Nelson Mandela est arrivé au pouvoir, les ouvriers ont pu y faire venir leur famille et leur quotidien en a été amélioré. Et enfin le quartier chic de Soweto, où vit maintenant le prix Nobel de la paix, et où s'ouvrent négligemment des B&B porté par le vent du renouveau...
Soweto s'est faite belle pour la coupe du monde de football. Partout des ouvriers s'affairent pour embellir le quartier et les musées se préparent à accueillir les curieux. Soweto a son stade construit spécialement pour la world cup. Aux carrefours, des vendeurs de vuvuzuela et de drapeaux guettent le client. Comme partout en Afrique du sud. Un énorme mall (centre commercial) a vu le jour dans le township où autrefois il n'y avait rien.

Les écoliers sud-africains visitent par dizaines le musée Hector Pietersen tué le 16 juin 1976 dans les émeutes de Soweto. Un garçon note scrupuleusement sur son carnet le nom des enfants tués ce jour-là et les suivants. Terribles journées où les élèves africains ont été pourchassés jusque chez eux en riposte à leur refus d'apprendre l'afrikaans à l'école. « J'avais 13 ans moi aussi lors des événements. J'habitais un township de Pretoria, nous aussi, étions révoltés », raconte Same, notre guide. Ecoles fermées, chasse à l'homme. Des photos, des témoignages, nous montrent ce qui n'était au début qu'une manifestation pacifique de jeunes mais qui a très vite dégénéré. On tire sur la foule et Hector sera le premier d'une série de 130 morts et de plus d'un millier de blessés. Début de la rébellion contre l'apartheid. Qui prendra fin avec la libération de Nelson Mandela en février 1990, vingt-sept ans après son arrestation.

Notre route sur les traces de Mandela s'achève avec le musée de l'apartheid, ouvert en 2001. Un parcours émouvant et brillamment réussi dans les entrailles de la ségrégation raciale. Selon le ticket d'entrée qu'on nous attribue, on pénètre par la porte réservée aux noirs ou aux blancs. Les deux ne se rejoignent pas. Dans le couloir pour les Noirs, s'affichent des cartes d'identité flanquées de l'appartenance raciale. Au bout du couloir, pas de porte de sortie. Comme si à l'époque de l'apartheid, être Noir aboutissait à une impasse. Le sort de nombreux leaders de l'ANC l'a malheureusement bien illustré.

Cours d'histoire en direct pour les enfants qui n'avaient pas imaginé un seul instant un monde fonctionnant selon ce mode de pensée. Les idéaux d'égalité, de justice sociale et de démocratie sont affichés sur les piliers extérieurs du musée, donnant l'impression de se hisser haut dans le ciel. En les regardant à travers les vitres de la voiture, je me prends à espérer qu'ils finiront par triompher, ici, comme dans le reste du monde. Car si l'Afrique du Sud a progressé depuis notre dernière visite, en 1999, l'apartheid économique demeure.


 
 
Itinérance
Une famille autour du monde
Écrit par Vanessa    Lundi, 07 Juin 2010 17:05    PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 07 Juin 2010 17:05
Sortir de son sac ses maigres habits. Ne sortir que ce dont on aura besoin dans les trois prochains jours car après, il faudra recommencer. Faire et défaire son sac éternellement. Non, pas éternellement. Juste le temps d'un voyage. Mais un voyage qui dure un an.
Je détestais faire et défaire mon sac, lorsqu'enfant, je le transportais chaque semaine de la maison de ma mère à celle de mon père, comme on porte un fardeau.

Là, c'est différent. Je ne déteste pas. Le voyage transcende la contrainte. Le sac ne contient que quelques vêtements, une trousse de médicaments, ces deux ou trois livres non encore lus, véritables promesses d'évasion, les cours des enfants, et tous ces petits riens qui finissent par peser.... 18 kg.  Chaque objet à sa place. La lampe frontale dans la poche du dessus, la trousse de couture (deux aiguilles, du fil) dans celle de côté, et les tongs, qu'on glisse toujours dans la poche du bas pour mieux s'en saisir et se délasser les pieds après une nuit de train...
Mais surtout, c'est un sac de voyage. Un baluchon comme on en a tous rêvé un jour parce qu'il symbolise l'aventure, la liberté. Se délester de tout ce qui ne compte pas pour vivre avec l'essentiel.

Itinérance. C'est notre mode de vie depuis neuf mois. Nous sommes des nomades, qui portons nos vies sur notre dos. C'est comme le prolongement de notre corps. Parfois quand je regarde les enfants, le dos courbé sous le poids de leur sac, je frémis. Que ne leur impose-t-on pas ? Anatole me fait penser à l'escargot, qui avec sa maison sur le dos, s'en va lentement dans le grand monde.
Dans la foule chinoise, on avait tout de cinq hurluberlus : trois garçons aux cheveux longs, qui en plus, portent leur sac sur leur dos. Il semble qu'en Chine, ce ne soit pas dans les moeurs.
Depuis le départ, il est vrai, on n'est jamais passé inaperçus. En Amérique du sud, les gens touchaient le crâne des enfants en les complimentant; en Inde, ils se faisaient pincer les joues amicalement; en Chine, on se faisait arrêter et photographier par des gens incrédules. En  Afrique du sud, on reçoit de larges sourires.

Etre nomade c'est aussi accepter de se glisser dans un nouveau lit chaque fois, de perdre ses repères rassurants, de n'avoir pas de chez soi. Nous venons de fêter notre 100ème lit. Et si nous les avons comptés, c'est que ce n'est pas rien. Notre maison, il y en aura eu une centaine, des confortables, des pas terribles, des chaleureuses, des petits bijoux et d'autres qu'on voudrait quitter à peine arrivés.... Des cocons, des anonymes, des poussiéreuses, des p'tits coins de paradis... Et souvent, en fin de journée, l'un de nous se surprend à dire « on rentre à la maison ? » en parlant du dortoir de l'auberge de jeunesse, de la poussada, de l'hôtel, de la yourte ou de la maison de nos hôtes où on a posé nos sacs.
On y recrée un quotidien. On choisit notre cantine du coin dans les pays « pas chers »,  notre supermarché du coin dans les autres pays, la table de nuit sert de bureau d'écolier, et la chambre de chacun se résume bien souvent à notre propre lit, notre espace vital, en somme.

Ce sont des home sweet home qui ne nous appartiennent pas et pourtant qu'on investit à 200 % lors de notre séjour. On s'y sent bien, comme à la maison ! Et chacun d'entre nous garde un souvenir intact de chaque lieu de vie où, ne serait-ce que pour un, deux, trois jours ou beaucoup plus, nous avons posé nos sacs pendant cette année de transhumance.
 
Notre vie nomade
Une famille autour du monde
Écrit par Vanessa    Jeudi, 27 Mai 2010 17:36    PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 27 Mai 2010 17:36
Gangaa et Batsukh ont installé leur camp de printemps au fond de la vallée. Ils nous accueillent avec leur quatre enfants à la sortie du minivan. Nous arrivons d'Oulan-Bator au soleil couchant après deux jours de voyage. Nous entrons dans la yourte en prenant soin de mettre le pied droit d'abord, comme le veut la coutume mongole. Nous nous installons à l'ouest, quartier des invités. En guise de bienvenue, nous buvons ensemble le thé au lait de yack salé. La boisson quotidienne des nomades. Nourrissante, étrange à première vue, mais qu'on a appris à aimer.  
La famille nomade décharge avec nous les sacs à dos et les cartons de vivres pour quinze jours. Nous leur offrons les légumes et les fruits, ils fournissent la viande.

Fred est invité à participer au sacrifice d'un mouton, coutume mongole à l'arrivée d'invités « de marque ». Nous sommes immédiatement plongés dans la vie nomade. C'est ensuite mon tour de m'immerger : sous la yourte, dans l'obscurité, Gangaa est déjà à l'action : il faut vider les boyaux de la bête, la nettoyer pour préparer les boudins qui seront dégustés le lendemain matin... au petit-déjeuner. A la lampe frontale, les mains dans les boyaux du mouton, je tente de reproduire les gestes rapides et précis de mon hôte. A mes côtés, Oogii, 4 ans, ne rate rien de ce que fait sa maman. Nous ne parlons pas, mais l'échange est intense.

On dîne tous assis sur les tapis, éreintés par le voyage, heureux de partager ces premiers instants avec Gangaa, Batsukh, leurs enfants Oogii, 4 ans Aagii, 17 ans, Tuvkin, 14 ans et Uka, 13 ans. Le fusil accroché aux croisillons attire notre regard. « Je chasse le loup, pour protéger mon troupeau », nous confie le père de famille. Sur le meuble orangé à la décoration tibétaine, les photos de famille sont exposées à côté de ses trophées de chasse. Six loups d'un coup, un jour. Le portrait du Dalai-lama a lui aussi sa place.

Nous nous écroulons dans nos sacs de couchage à l'intérieur de notre yourte (en fait, le terme mongol est « ger », « yourte » étant russe), voisine de celle de nos hôtes. Nos sommiers sont faits de planches de bois recouvertes de tapis.
Au petit matin, c'est le froid qui nous saisit. Et nous rappelle que nous vivons à 1400 mètres d'altitude dans un pays aux écarts de température énormes, où le printemps tarde d'ailleurs à arriver. Corvée de bois, corvée de feu, corvée d'eau. Corvée ? Pas pour les enfants qui courent chercher des rondins, et se délectent d'un chocolat chaud au lait en poudre. Le poêle, placé au centre de l'unique pièce, constitue à la fois la cuisinière et le moyen de se chauffer. Nos hôtes ont placé une table au milieu, car ils connaissent nos habitudes _ eux n'en utilisent jamais.

Le village le plus proche de chez nous, Bat Olziy, se situe à une heure et demi de voiture. De la piste, que de la piste, et des rivières à gué à traverser.
De toute façon nous n'avons pas de voiture. Nous avons choisi de vivre au rythme des nomades. La famille de Batsukh a une moto. Ils l'enfourchent pour aller chercher le troupeau (car les chevaux sont trop maigres et trop harassés de fatigue par cet hiver rigoureux), ou pour y charger les bidons d'eau extraite du puits.
Les troncs d'arbres morts coupés dans la forêt voisine alimentent la famille en bois de chauffage.   Les chèvres et les yacks fournissent le lait _ ce n'est que le début du printemps, il y en a encore très peu. Les moutons sont élevés pour leur viande.

Ce mouton du premier soir nourrira nos deux familles (et bien d'autres personnes) pendant quinze jours. Aucun des morceaux de la bête n'est jeté. Tout se mange. De la tête aux pattes, en passant par le cou... Et les abats qui garnissent les beignets. La viande est l'alimentation de base des nomades qui l'agrémentent de légumes quand ils en ont, ce qui est rare. Les mines réjouies de Batsukh et de sa famille, lorsqu'on leur a offert des oranges, je ne les oublierai jamais.

Durant toutes ces journées, nous avons vécu au rythme de la nature et des animaux.
Tourner le panneau solaire cinq fois par jour en fonction de la position de l'astre. Le panneau alimente l'unique ampoule de la yourte. Ouvrir ou fermer le capuchon (le toit) de la yourte selon la météo (il n'y a pas de fenêtre dans la tente), apprendre à se laver avec un bol d'eau. Profiter des toilettes « nature » comme le dit Anatole pour observer les étoiles.

Partager la joie des nomades lors de la naissance, le même jour, de deux bébés chèvres. Partager leur crainte de voir le bébé yack flancher. Regarder avec stupeur le corps d'un poulain qui, la veille, gambadait, gisant sur le sol. Sa mère trop faible pour le nourrir, partir au galop pour rattraper son petit mort « enlevé » par les éleveurs. Courir dans les steppes ou gravir la montagne pour ajouter un caillou sur l'ovo. Jouer au foot, au volley ou aux osselets (de vrais os de moutons) avec nos amis mongols. Traire les chèvres ou participer à la coupe de la crinière des chevaux.
Tout partager avec eux leur semble si naturel. Les nomades sont un peuple extrêmement solidaire. Chez eux, la yourte est toujours ouverte (frapper n'est pas bienvenu) et il y a toujours quelque chose à manger pour le visiteur.

A l'approche du départ, nos hôtes, jusque-là réservés sur leurs sentiments, se livrent davantage. Leurs visages trahissent une émotion sincère.  Batsukh lève son verre à notre amitié devant le feu de joie allumé en notre honneur. Gangaa projette un peu de lait de chèvre sur la voiture qui nous ramène à Oulan-Bator comme le veut la coutume.
 
Chers Gangaa et Batsukh, vous nous avez tant appris !
 
Le défilé du 1er mai n'est pas ce qu'on croit !
Une famille autour du monde
Écrit par Vanessa    Mardi, 04 Mai 2010 14:14    PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 04 Mai 2010 14:14

Le 1er mai, des centaines de milliers de Chinois descendent dans la rue. Pas pour manifester. En ce jour de fête du travail, le pays de Mao savoure quelques jours de vacances, un week-end prolongé comme il y en a peu, en Chine. Pas de défilé militaire, à Hangzhou, mais un défilé de piétons, cyclistes et automobilistes, venus prendre un bain de foule, dans une cité-jardin non loin de Shanghai.
Enfin,le terme « cité-jardin » n'est pas tout à fait approprié. Hangzhou, avec ses deux millions d'habitants, est considéré comme une petite ville en Chine. Bref, on est loin  du village à la française !

Les Chinois viennent se ressourcer autour de l'immense lac naturel, bouffée d'oxygène au milieu des buildings. Le lac est tout à la fois symbole de la Chine éternelle : lieu de méditation et d'exercices matinaux, de spiritualité et de flânerie. Mais il concentre aussi toute la démesure de la Chine moderne en ces jours de festivités.
Un choeur de retraités se forme, avant le grand rush et des habitués se livrent à leur Tai-Chi quotidien. Très vite, les Chinois se précipitent au bord du lac, occasionnant des embouteillages monstres. Ce sont bientôt des milliers de promeneurs qui affluent, s'arrêtant ici et là pour se faire tirer le portrait. Devant un parterre de fleurs, un temple, une statue, on vient se prendre et se faire prendre en photo. Un sport national.
Nous sommes d'ailleurs les premiers pris au piège. A peine arrivés, nous sommes mitraillés par des appareils photos sortis des sacs, des téléphones portables qui se dressent devant nous et nous assaillent. N'ont-ils jamais vu d'Européens ? Anatole, le blondinet de la bande, se joue de ce statut de star impromptu. Il court et saute sur le pavé comme tous les petits garçons de son âge et les Chinois ont de la peine à l'immobiliser pour le fixer sur leurs clichés. « Trois garçons ? », s'étonnent les gens - deux mots sans cesse répétés que nous avons fini par comprendre. Au pays de l'enfant unique, notre tribu a de quoi surprendre. D'autant qu'avec leurs cheveux longs, nos trois garçons ne cessent d'intriguer. Ici, un garçon aux cheveux longs défie les convenances.

Tous les magasins restent ouverts - les jours fériés ici n'ont pas le même sens qu'en France - et les marques occidentales s'affichent partout. On grignote ici et là des brochettes de viande bouillie ou de tofu, on croque dans des épis de maïs et on se rue sur les glaces. Le soleil est là, c'est enfin le printemps dans cette région de la Chine. On assiste en masse au spectacle musical de jets d'eau.

Au fil de la journée, le lac n'a plus rien de reposant. Bondés, les bancs et les promenades qui le ceinturent sont saturés. Les pistes n'ont plus rien de cyclables et les voitures à touche-touche traînent sur l'asphalte. Les bus saturés dégagent des fumées noires et odorantes.

Au coucher du soleil, des couples de jeunes mariés immortalisent le plus beau jour de leur vie. En toute hâte, car ils sont plusieurs dizaines à avoir choisi le même cadre. Un coin de verdure dans une ville qui ne cesse de s'élever en verticalité.
Cette « semaine en or » pour les Chinois, s'achève comme elle a commencé : une marée humaine qui se déverse dans les gares et sur les routes. Retour au bureau pour des milliers de Chinois qui n'ont en moyenne que vingt jours de vacances par an.

Nous avons partagé le même train, compartiments grands ouverts sur le couloir. Eux avaient fini leur week-end. Quant à nous, nous poursuivions notre chemin.

 
Dans mon hutong
Une famille autour du monde
Écrit par Vanessa    Vendredi, 23 Avril 2010 14:22    PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 23 Avril 2010 14:22
Goodbye Vietnam, Ni Hao China ! Ce sont des petits bonheurs qui font le voyage. Nous sommes arrivés à Pékin il y a quatre jours et je les ressens déjà très sincèrement.

L'arrivée. Nous sommes accueillis à l'aéroport par un ami franco-vietnamien rencontré à Pondichery, et établi à Pékin. Nous nous laissons guider dans le métro, rapide, confortable, performant. Effet JO ? Alain nous brosse le portrait du Pékin  tel qu'il le vit depuis six ans, nous plongeant aussitôt dans l'ambiance. Nous refaisons surface entre le Temple du Lama et de Confucius, à l'intérieur du deuxième périphérique. Cette cité gigantesque de 14 millions d'habitants en compte pas moins de cinq.

Notre hutong. Aussitôt, le charme du hutong où nous habitons opère. Cet ancien quartier de maisons basses est traversé de ruelles où circulent plus de vélos que de voitures. Naguère y vivaient des militaires spécialisés dans l'art du Kung-Fu. Il a ensuite été occupé par les classes populaires. Aujourd'hui, il fait partie des derniers hutong qui n'aient pas été rasés par la municipalité. Les enfants courent dans la ruelle sans danger et à les voir ainsi se dépenser, sous les lampions rouges,  devant les sourires édentés des vieux Pékinois, on se sent gagné par une certaine quiétude, propre à ce quartier à part, préservé de l'étourdissante Pékin.
Confucius youth hostel, notre auberge de jeunesse, ne ressemble à aucune autre. Des chambres autour d'une cour carrée, avec une petite terrasse à l'étage. Une grande table a été installée pour les devoirs et des petits fauteuils pour boire le thé. On est très loin des grands blocs d'immeubles du Pékin moderne ou des quartiers touristiques.

L'étrangeté. Les Chinois sourient en nous regardant passer. Certains osent nous demander de poser devant leur objectif. Dans le métro, ils se lèvent pour laisser la place aux enfants. Et lorsque c'est nous qui prenons en photo nos propres enfants, ils se précipitent pour prendre eux aussi un cliché ou pour apparaître dans le cadre. De quoi agacer Anatole et Jules. Eliot, placide, hausse les épaules.
A notre tour de faire l'expérience de l'étrangeté. Le chauffeur de taxi ne lisant que le Chinois, il est périlleux de sortir sans avoir préparé l'adresse du lieu où l'on veut aller en caractères chinois. Mieux vaut emprunter le métro, où les stations sont traduites en anglais. Eliot adore jouer les éclaireurs, plan en main, pour nous mener place Tien An Men ou à la cité interdite.
Concombres épicés, raviolis vapeur, hamburgers chinois et champignons noirs au menu, le tout arrosé de thé au jasmin. L'étrangeté est aussi dans nos assiettes. La serveuse aux pommettes rouges et au large sourire ne parle pas un traître mot d'anglais mais on s'en sort avec l'aide d'Alain, le premier soir, et des photos des plats, les autres jours. Reste plus qu'à se mettre au chinois. C'est ce qu'entreprennent Eliot et Jules qui apprennent à dessiner les chiffres de 0 à 10 et leurs premiers mots. A les regarder reproduire les caractères chinois sous le regard bienveillant d'Ember, notre amie canadienne installée à Pékin - et rencontrée en Australie! - , nous goûtons une fois encore à l'un de ces petits bonheurs du voyage.
 
Petit pays en quatre lettres
Une famille autour du monde
Écrit par Vanessa    Lundi, 05 Avril 2010 15:24    PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 05 Avril 2010 15:24
Sitôt passée la frontière, le bus traverse des terres asséchées et rouges. Dans ce sud laotien, les arbres ont été abattus, et continuent de l’être, car ici le teck est très recherché. Les maisons sur pilotis sont au mieux en bois, et souvent en paille. Alors que côté vietnamien, le vert dominait encore, on est ici au milieu de la poussière des pistes et les trottoirs ont disparu…  Tout le pays attend la saison des pluies pour que le Mekong irrigue enfin les cultures. Et je ne parle pas de l'impact saisissant des barrages chinois sur ce fleuve... Le Laos, petit pays en quatre lettres, semble intact, non encore épuisé par les tours opérateurs. Ce bout de terre sans accès à la mer, possède peu de ressources naturelles. Sa plus grande richesse est sans aucun doute l’authenticité de ses habitants et le caractère préservé de son environnement.
Mais pour combien de temps ? Devant cette inquiétude, je vous donne en vrac, mes impressions qui peut être, dans quelques années, n’auront plus la même saveur…

Sentiment de sérénité absolue en pédalant sur les digues au milieu des rizières asséchées. Le sourire de cette femme lorsqu’elle pèle devant moi quelques mangues sur le marché. Le rire de cet homme qui m’apprend à dire « paon » en laotien dans cette gare routière de Paksé où se promènent veaux, vaches, chèvres et buffles. Le visage paisible de ces bonzes croisés au détour d’une pagode.

La rencontre avec ces habitants du plateau des Boloven, qui parlent leur dialecte. Rassemblés autour de nous, ils nous regardent comme si nous étions d’étranges bêtes. Nous tentons d’échanger, avec des signes… Nous leur proposons de chanter, mais ont-ils compris notre demande ? Anatole fredonne « une souris verte ». Mais on n’entendra pas la version laotienne. Ce groupe d’habitants, appartenant à une « minorité ethnique », vit de quelques travaux agricoles : culture du café, tabac, légumes et élevage de porcs. Le café sèche au soleil dans un enclos, tandis que les cochons se promènent au milieu du village. Le potager est en contrebas, près de la rivière. A la saison des pluies, les concombres baignent dans l’eau.

Ces enfants qui s’amusent à faire tournoyer une ficelle et à sauter par dessus, sur l’île de Don Khon. Ces élèves qui creusent la terre pour construire un terrain de volley dans leur école. Cette grand-mère assise en tailleur sur le sol qui trie les cacahuètes dans un grand panier tout en regardant sa fille tisser, harnachée à son métier, le dos creusé par des mouvements durs et répétitifs. Leurs sourires sincères.

Au Laos, nous avons découvert de petits paradis. Les 4000 îles en font partie. Espérons que l’île de Don Khon soit classée au patrimoine mondial de l’humanité pour qu’elle conserve son caractère unique.
 
Voyage au bout du Laos !
Une famille autour du monde
Écrit par Frédéric    Mardi, 23 Mars 2010 11:07    PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 23 Mars 2010 11:07
C’est d’abord la gare routière d’un des pays les plus pauvres au monde, le Laos. L’un des plus pauvres assurément mais pas le moins attachant.
Beaucoup de monde s’affaire autour du bus pour Paksé. Des hommes ont la tête plongée dans le moteur pour nous garantir le plus beau ronronnement, d’autres chargent la galerie du toit pendant que le chauffeur se prépare psychologiquement assis devant un café arabica à tenir éveillé un bus entier.

Nous trouvons cinq places disséminées – les numéros de billets sont, qui sait, peut-être réservés à un tirage final d’une grande loterie !- plutôt vers le fond du car, un car des plus accueillants.
Les sièges sont inclinables, des ventilateurs ont été greffés au plafond à distance régulière, et une petit rideau à carreaux bleus et blancs nous montre combien la compagnie laotienne a le souci du détail.

Nous sommes prêts à vivre ce petit voyage de seulement 240 kilomètres, Savannaketh-Paksé. Il ne reste que quelques places de libres mais peut-être seront-elles utiles plus tard…

En voiture !

Le klaxon est puissant, presqu’autant que les freins, les amortisseurs ont dû visiter l’arrière pays à plusieurs reprises, me prévient discrètement mon dos.
Plus d’une demi-heure après, nous sommes toujours dans les rues de Savannaketh à cueillir ici ou là, un couple de vieilles dames aux dents fatiguées, quatre jeunes Laotiens cigarettes au bec, deux bonzes, une jeune femme, si bien que la chef des tickets (de loterie !) demande aux voyageurs de se serrer un peu plus et commence même à ajouter de superbes tabourets en plastique qui permettront au fil des kilomètres d’avoir un bus totalement rempli, allée centrale comprise !
Puis surprise, le bus s’arrête pour la énième fois pour charger ce coup-ci de drôles de  colis sur le toit.
Jules et Eliot aux premières loges puisque collés à la fenêtre barrée de l’échelle ont le plaisir de nous faire remarquer que même les motos et autres scooters trouvent leur place dans le bus ! Ainsi, une, deux, trois puis cinq motos seront hissées sur le toit pour être ainsi du voyage !
Pendant que nos vieilles voisines mâchent leur feuille de bétel et le recrachent avec autant de délectation dans leur petite boîte en fer, nous avons le bonheur d’accueillir de nouveaux invités à bord : les poules ! Vivantes celles-ci contrairement aux autres écartelées et grillées entre deux bambous, invariablement proposées, à chaque arrêt, par les fenêtres… Oui, j’oubliais : fenêtres ouvertes bien sûr puisque la chaleur est à peu près insupportable !
Parmi les victuailles en vente directe, il faut souligner le peu de succès de ces brochettes d’insectes dont la cuisson me laisse juste deviner d’affreuses pattes mais m’empêche de donner un nom à tous ces sacrifiés. Cependant, ces fumets mêlés demeurent toujours plus alléchants que l’odeur de ces poissons pas frais cachés sous le siège du voisin de devant.
De temps à autre, des cris venus de derrière nous rappellent que la route n’est pas si droite et confortable que cela. Ainsi, un vieux bonze est le premier maillon faible de notre voyage et doit être abandonné sur le bord de la route. Un deuxième suivra… (Peut-être un truc pas frais à leur cantine ?)… En tout cas, le roulis semble plus coriace à l’arrière !
Nous faisons notre pause déjeuner de quelques minutes au bord de la route où nous trouvons là de vraies toilettes avec trou et eau en pichet ! Cela change de la première pause pipi où les femmes et les hommes n’avaient pour seul moyen de se soulager qu’une bien maigre forêt d’arbres jeunes et fatigués par la sécheresse.
Remontant dans le bus pour ne pas perdre une seconde de ce voyage sublime, quelle ne fut pas notre surprise de voir de gros sacs de riz empilés sur les premiers mètres de l’allée centrale ! Le gym cana devenait de plus en plus palpitant pour Anatole, Jules et Eliot pour rejoindre leurs sièges.
 
Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. Après seulement six heures de route – ce qui fait tout de même du 40 kilomètres/heure de moyenne, le voyage au bout du Laos s’achève dans une nouvelle gare routière curieusement assez éloignée du centre de Paksé. Obligés alors de prendre ce fameux tuk-tuk hors d’âge qui ne partira qu’une fois bien rempli d’étrangers…
Quelques minutes plus tard, nous arrivons en ville et comprenons alors que le bus… s’arrêtait aussi devant notre hôtel ! Bien joué. Respect. Mon envie de sourire l’emporte sur ce bel attrape-couillon. Après tout, c’est une façon efficace de créer quelques emplois non ?
 
  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »


Page 1 sur 4

Vous utilisez actuellement Internet Explorer 6 (IE6).

Saperliplanète vous invite à mettre à jour votre navigateur Internet Explorer (IE7) pour pouvoir profiter des fonctionnalités du site.

Mettez votre navigateur gratuitement à jour Internet Explorer 7 et profitez des dernières technologies en matière de web! Pour télécharger librement votre navigateur Internet, rendez-vous sur le site Internet d'Internet Explorer.

Vous pouvez également décider de favoriser les logiciels libres en téléchargeant gratuitement Mozilla Firefox qui offre une des fonctionnalités toujours plus appréciables!