Lundi, 06 Février 2012
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Bonne pioche!
Pour la 1ère fois à Couëron !
Bonne pioche!
Écrit par fred et vanessa    Samedi, 26 Mars 2011 20:30    PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 26 Mars 2011 20:30

A l'occasion de la semaine du développement durable, la Ville de Couëron a invité les Saperliplanautes dans leur ville!

Une conférence participative? Et oui, c'est vous qui serez amenés à voter et choisir vous-mêmes l'itinéraire autour de la planète que nous emprunterons durant près de deux heures ce soir là ! Le vendredi 22 Avril à 20h00 au Théâtre Boris Vian de Couëron !

La famille Vasse vous emmène autour du monde, sac au dos, et vous raconte l'expérience unique à la rencontre des Hommes et de la planète. 350 jours à explorer dix facettes du développement durable.
Conférence « participative » où vous choisirez vous-même votre itinéraire autour de la planète !
Une soirée unique autour de cette aventure pédagogique unique - partie de Couëron - autour du monde. Des images à vivre et partager en famille pour les petits et les grands.

N'hésitez pas à faire passer l'info ;-)

 
Endosser l'habit
Bonne pioche!
Écrit par Vanessa    Mercredi, 18 Août 2010 11:04    PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 18 Août 2010 11:04

Nous ne vous avions pas donné de nouvelles de Saperliplanète depuis notre retour en France. Rassurez-vous, les Saperliplanautes vont bien, ils refont surface peu à peu. Comme nous avions pris le temps de revêtir nos costumes de voyageurs, et de nous sentir bien à l'intérieur, nous avons eu besoin de temps naturellement pour les ôter. Plus d'

n mois aura été nécessaire à notre réadaptation à la vie sédentaire, la vie des habillés normaux, des Français qui se lèvent tôt...!!

Le 9 juillet, à la descente du train, alors que nous nous embrassons les uns les autres, pressés par l'émotion, nous gardons notre sac sur le dos. C'est notre compagnon de voyage depuis un an, l'enlever équivaut à renoncer un peu plus. Nous gardons tout l'été nos tongs au pied et notre jean's, notre volonté de ne pas nous encombrer des habits du paraître, pour ne pas retomber trop vite dans la société de consommation. En ouvrant les cartons nous restons coi devant tant de fringues empaquetées, habits d'hiver, d'été, de sport, pour le bureau, les vacances, les soirées... Nous avons vécu un an avec quatre tee-shirts, une polaire et un pantalon!
Aussitôt, les images de ces amis du bout du monde nous assaillent, ces gens dont le souci principal est de pouvoir se nourrir, chaque jour.

Peu à peu, il a fallu retourner faire "les courses" avec cette impression toujours aussi désagréable, écoeurante même, de nager en pleine surabondance. Cette question, lancinante, « à quoi bon ? » Et surtout « pourquoi remplir autant son estomac » ?

Comment expliquer ce que l'on ressent après un an autour du monde ?
L'impression de marcher sur la tête. Parce que chez nous, dans notre Europe « civilisée », protégée des phénomènes climatiques violents (pour combien de temps ?), il n'y a ni maladies tropicales ni risques de séismes, la démocratie fonctionne même si elle reste fragile, et on peut se faire soigner même lorsque l'on n'a pas un sou. On peut étudier même lorsque l'on n'a pas un sou. On vit en paix. Et la terre est généreuse.

Cette Europe, petit continent sur l'immense mappemonde, est bien prétentieuse et nous le sommes tous. Nous croyons vivre heureux mais nous oublions la majorité de la population mondiale, engluée sous un seuil de pauvreté indécent.
Avant de partir, nous ressentions déjà ce sentiment d'injustice. De retour sur cet îlot ouaté, ce sentiment m'est difficilement supportable. Je crois que toute la famille saperliplanète le ressent aussi. Ces amis du bout du monde restés dans leur vie aride mais pour autant très heureuse, de quel droit les traitons-nous ainsi ? 

Sentiment de révolte, donc, en revenant en France. Mais à quoi sert la révolte ?
Nous ne détenons pas le pouvoir de renverser la vapeur. Si j'avais un rêve à formuler, ce serait que notre témoignage aide les autres à prendre conscience de l'absurdité de notre société matérialiste, qui oublie l'humain. A prendre conscience que nous allons droit dans le mur, si nous continuons à presser la planète comme un citron.... Car si, ici, nous débattons (entre « bobos » s'entend) de l'opportunité de préférer tel aliment biologique à tel autre, dans la plupart des pays dits du Sud, la question n'est pas comment manger bien mais comment manger tout court.

Nous avons été frappés par notre extraordinaire faculté à manger trop, en occident (en Australie, aussi). Alors qu'en Amérique du sud, en Asie, en Afrique, un plat constitue le repas et c'est bien suffisant. Nous ne sommes pas devenus végétariens mais notre consommation de viande a diminué. Pourquoi faut-il ici que chaque plat se compose à base de viande ? Les pays du Sud nous ont beaucoup appris sur la manière de se nourrir, notamment en Asie, où la cuisine est très saine. Ils nous ont aussi beaucoup appris sur l'importance de se rapprocher de la nature.

Nous avons besoin en Europe de nous enrober de vêtements et de chocolats pour mieux combler un vide. Celui de s'être éloigné de l'essentiel.

Depuis le 9 juillet, nous hésitons à endosser à nouveau l'habit alors que nous avons vécu une mise à nu totale. C'est peut-être ce qu'il y a de plus dur en fait, dans ce retour de voyage.

 
Lettre à Eléphant
Bonne pioche!
Écrit par Frédéric    Dimanche, 04 Juillet 2010 09:38    PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 04 Juillet 2010 09:38
éléphant dans le campingLorsque cet éléphant s’est approché de moi, au petit matin, je me suis demandé d’où venait cette indomptable attirance envers lui. Puis je me suis rappelé que j’avais été aussi un animal sauvage avant d’être dompté et apprivoisé par la civilisation.

Ton regard, cher Éléphant, était d’une force incroyable. Peut-être voyais-je dans tes yeux ce que j’étais devenu, au mieux un lâche, au pire un fou enfermé dehors.
Il a fallu que je lutte contre cette irrésistible envie de te caresser, de te parler. Ne rien faire, ne rien dire pour te préserver de la civilisation, de ma civilisation, celle dans laquelle je suis enfermé, dompté pour la vie. Une caresse aurait pu t’être fatale.

J’aurais voulu te donner des nouvelles du monde civilisé mais à quoi bon t’inquiéter ?
Contrairement à toi, programmer pour agir j’ai été programmé pour apprendre paraît-il. J’ai assimilé le langage, des mœurs et traditions, la politesse (si, si un peu), une manière de vivre et de bien me comporter. Il est vrai que je sais me tenir debout sur mes pattes arrières, moi!
Tu n’es qu’un être d’instinct et moi un être de raison, cher éléphant.
Voilà ce qu’on m’a enseigné à l’école. Mais j’ai envie de douter aujourd’hui. Je sais ta sensibilité capable d’être  communiquée et partagée à des milliers de kilomètres avec les autres éléphants pour prévenir d’un danger. Je t’ai vu ne pas supporter le cadavre d’un parent malmené par ces sauvages de félins.

Je pense à Victor de l’Aveyron cet enfant sauvage ramené - à force d’apprentissages intensifs -  à l’humanité. Il ne possédait pas de langage élaboré contrairement à toi. Ta sociabilité n’a rien à envier à son incapacité à vivre en société et enfin comme toi il ne savait pas tenir debout. Alors pourquoi te refuse-t-on l’humanité ?
Ces génies de laboratoire ont une arme terrible dans leurs mains qu’on appelle la classification. Des flèches plantées dans le cœur de chacun d’entre nous, avec au bout, pour poison mortel, non pas ton Euphorbia Damarana, mais une étiquette. Une étiquette indécollable, indélébile, pour la vie.

Il y a de la culture chez toi, je l’ai vu. Il y a de la nature chez moi, j’y tiens.
Ma spontanéité, les caractéristiques de mon corps humain que je partage avec ces milliards d’autres sont la preuve que je suis aussi un homme de nature.

Et puis enfin je dois t’avouer l’inavouable.
Sais-tu que l’homme a la prétention que lui seul connaît la distinction entre le bien et le mal, que lui seul est doté d’une morale ? Que lui seul a le sens du devoir ? Que lui seul sait respecter l’autre ?
Je vois ton sourire. Quelle est cette force qui te permet encore aujourd’hui de sourire ?
Tu arrives à sourire malgré tout ce que tu sais de nous. Notre incapacité à prendre conscience de la fragilité de la nature. Notre inaptitude à vivre en bonne intelligence, Hommes fous capables de s’entretuer.
D’ailleurs petit clin d’œil pour toi… J’ai rencontré beaucoup d’Hommes pendant ce tour du monde, ayant abandonné leur vie civilisée pour vivre à l’abri de notre folie, au plus près de la nature. Peut-être finalement êtes-vous moins sauvages que nous parfois ?

Allez, le jour se lève. Bouge de là que je prenne ma douche ! Et oui l’homme civilisé se lave à la douche et non pas à coup d’éclaboussures de trompe ! Promis je fais attention à ne pas trop consommer. Je sais que cette eau est aussi la tienne.

Je suis heureux de t’avoir rencontré ici, dans ce petit coin de paradis du Koakoland.
Je suis parti autour du monde avec l’idée folle de réconcilier l’Homme avec la nature. Ce matin tu as fait un pas vers moi. Je passerai le restant de mes jours à faire des pas vers toi.
 
ELIOT: Au plus près d'un animal préhistorique
Bonne pioche!
Écrit par Eliot    Dimanche, 04 Juillet 2010 08:54    PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 04 Juillet 2010 08:54

rhinocérosPhilemon à grandi dans le Damaraland, c'est une région au nord-ouest de la Namibie. Il y a vécu avec la vie sauvage depuis tout petit et aujourd'hui son métier est pisteur de rhinocéros (« tracker ») après avoir été comme beaucoup ici chasseur voire braconneur lorsque la chasse était contrôlée. Son métier consiste à localiser les rhinocéros et à les observer dans leur vie quotidienne pour mieux les protéger.
Un matin, au lever du soleil, il nous a emmenés en observer un. Nous avons commencé en voiture et puis continué à pied. Quand on s'approche d'un rhinocéros, il faut faire attention à tout. Pour commencer, il ne faut jamais avancer dans sa direction lorsque le vent emporte notre odeur vers lui car il pourrait nous sentir et nous charger ou fuir. Les rhinocéros sont presque aveugle alors leur ouïe et leur odorat sont très aiguisé. Il faut aussi que quelqu'un dans le groupe surveille la faune sauvage autour et derrière nous ; nous avons marché dans des traces d'éléphants, de lions et même de léopards ! Quand Philemon a jugé la distance qui nous séparait du rhinocéros trop faible, on s'est arrêté. Puis on s'est approché vraiment doucement de lui encore de quelques mètres par groupes de deux. A un moment le rhinocéros nous a sentis et s'est énervé mais il ne savait pas quel danger le menaçait. Nous n'avons pas bougé et finalement, il est parti.
Depuis le début de notre marche, je ne voyais qu'une tache grise et là, quand on s'est arrêtés à une vingtaine de mètres de cette bête préhistorique, je l'ai vu se lever et derrière lui, il y en avait un autre ! Philemon, en a conclu que c'était une femelle et son bébé. Ça m'a ému de voir deux animaux  d'allure préhistorique en voie de disparition. Cette espèce est très proche de l'extinction et d'en voir deux en liberté à quelques dizaines de mètre de nous c'était très fort !

Eliot

 
Les déchets de la terre à l'océan
Bonne pioche!
Écrit par Jules    Vendredi, 11 Juin 2010 09:04    PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 11 Juin 2010 09:04
Nous avons vu des jeunes avec des pancartes pour sauver les océans africains. Ils ont tous ramassé plusieurs sac plastiques, canettes, bouchons et plein d'autres déchets. Je trouve que c'est une bonne action de montrer aux jeunes l'état de leurs plages. Après, nous avons vu la mer rejeter ses déchets. Nous avons également vu que les déchets ne venaient pas que d'Afrique du Sud mais de Chine, d'Inde, d'Europe et de pleins d'autres pays. Parce que, quand un enfant ou un adulte dans un autre pays jette un déchet à la mer, il se dit : "oh ça reviendra vers notre plage et on le ramassera" mais pour de vrai, ce déchet peut arriver jusque sur les côtes d' Afrique du sud.
 En fait, la terre lance les déchets dans la mer et la mer les rapporte sur la terre.
"Il est possible que quand on nettoie une plage, le lendemain la mer a ramené de nouveaux déchets", nous a raconté le chef de l'équipe qui nettoie la plage. Du coup le travail est à faire tous les jours.
Je pense qu'il faut continuer à sauver la mer. Si tout le monde fait rien qu'un petit geste, c'est comme ça que ça va marcher.
Jules.
 
Les Saperliplanautes débarquent à NANTES !
Bonne pioche!
Écrit par NOUS TOUS !    Mercredi, 09 Juin 2010 06:37    PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 09 Juin 2010 06:37

Dans un mois pile. Dans un mois, le vendredi 9 juillet 2010 à 17h07 à la gare TGV, nous arriverons en terre nantaise.
Après des jours, des semaines, des mois et près d’une année autour du monde, nous poserons nos sacs à dos mais ce ne sera pas pour autant la fin de l’aventure Saperliplanète.
Cette aventure pédagogique autour du monde nous aura permis de comprendre, de vérifier et de partager l’état de la planète. Ce fut au départ un pari fou et il est – à l’heure qu’il est – en passe d’être réussi.
Comment alors et pourquoi d’ailleurs arrêter cette expérience ? Ainsi, le 9 juillet 2010 ce ne sera pas la fin de l’aventure mais bien le début d’une nouvelle histoire.

Nous avons vécu quelque chose d’unique. Nous le mesurons petit à petit grâce à vous tous, enfants de Saperliplanète.
En effet ce que nous avons vécu, nous n’avons pas voulu le garder pour nous. Nous l’avons partagé avec tous ceux que l’aventure tentait, et ainsi donc avec vous. Votre amitié fut notre force, nous vous l’avons dit souvent. Elle le fut de façon étonnante durant ce tour du monde.
A un mois jour pour jour, nous voulions juste vous dire que nous serons heureux de vous retrouver.

A bientôt.

Les Saperliplanautes

 
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