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19 OCTOBRE : SAUTRON invite SAPERLIPLANETE PDF Imprimer Envoyer
Une famille autour du monde
Écrit par Frédéric   
Dimanche, 18 Septembre 2011 10:13

La Ville de Sautron a décidé d'inviter les Saperliplanautes pour partager l'aventure !

Une étape un peu particulière puisque c'est la commune voisine mais surtout là où j'ai passé une grande partie de mon enfance et adolescence et où habitent encore les grands parents d'Eliot, Jules et Anatole.

Une conférence participative? Et oui, c'est vous qui serez amenés à voter et choisir vous-mêmes l'itinéraire autour de la planète que nous emprunterons durant près de deux heures cet après-midi là! Le mercredi 19 Octobre 2011 à 15H00 à la salle municipale de Sautron.

Nous vous emmènerons autour du monde, sac au dos, et vous raconterons l'expérience unique à la rencontre des Hommes et de la planète. 350 jours à explorer dix facettes du développement durable.
Conférence « participative » où vous choisirez vous-même votre itinéraire autour de la planète !

Des images à vivre et partager en famille pour les petits et les grands.

N'hésitez pas à faire passer l'info ;-)

 
9 Avril: Saperliplanète au festival du livre pour la jeunesse PDF Imprimer Envoyer
Une famille autour du monde
Écrit par fred et vanessa   
Samedi, 26 Mars 2011 20:23

C'est à l'invitation de la Communauté de Communes Erdre et Gesvre que les Saperliplanautes se rendront le samedi 9 avril prochain à 17H00 au festival du livre pour la jeunesse. Un week-end entier autour du thème du voyage et une belle occasion de découvrir l'expérience Saperliplanète.

Rendez-vous à Sucé sur Erdre, salle polyvalente, le samedi 9 Avril à 17H00 pour la conférence publique !

 
Quel piège délicieux ! PDF Imprimer Envoyer
Une famille autour du monde
Écrit par Frédéric   
Mercredi, 18 Août 2010 11:07
Il m’aura fallu un mois pour que j’y revienne.
Que je sois capable à nouveau d’écrire, de dire les choses et de partager.
Durant ce mois je fus comme un otage fraichement libéré de mes rêves les plus fous, craignant la lumière et la confrontation au réel. Je me suis caché pour me retrouver.

Un mois en suspension. Un mois entre ciel et terre. Un mois à réfléchir, à organiser ma maison comme j’aimais organisé mon sac à dos. Un mois à comprendre qu’il y avait une vie après…la vie.

Il est donc bien vrai que nous ne sortons pas indemne d’une aventure au long court.
Quel intérêt et quel plaisir il y a-t-il - après avoir dépoussiéré toute sa maison – à redisposer les mêmes bibelots sur les mêmes meubles aux mêmes endroits ?
Mon esprit aussi dépoussiéré ne peut plus non plus s’accommoder des mêmes idées, des mêmes conceptions, dans la même vie. Je dois l’assumer. Avant de partir j’avais écrit que la véritable aventure n’était pas tant de voyager sac au dos autour du monde que de décider de le faire. Je ne pensais pas si bien dire. Au fond de moi je me préparais à un retour difficile, pris au piège délicieux que je me tendais.
Je ne regrette rien. Ce fut une expérience de vie absolument incroyable et en même temps un voyage intérieur salvateur. Cette sensation délicieuse de « tutoyer » l’Humanité durant des semaines et des mois, de se savoir homme parmi les Hommes, est à jamais en moi.
Je me suis offert le temps et la distance. Du temps pour nous, pour moi et de la distance sur nous et sur moi. Là est le secret.
Notre société occidentale qui fait l’éloge de la vitesse jusqu’à en crever ne prend plus ni la distance nécessaire pour réfléchir, ni le temps de réfléchir avant d’agir.
Ainsi sommes nous condamner à gaspiller notre énergie à réparer notre manque de discernement, à corriger notre paresse de la pensée et parfois même à lutter contre notre absence de courage.
Peut-être ai-je appris à ne plus avoir peur. Ni de moi ni des autres. Sans aucun doute même. La vie n’est que risques. A vouloir ne pas se l’avouer, nous pourrions passer à côté de l’essentiel. Aujourd’hui je pose les pieds sur ce bout du monde que j’aime tant, avec la conviction profonde que l’aventure ne fait que commencer.
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront » disait René Char. J’espère que vous vous habituerez.
 
JULES: Les secrets de mes animaux préférés PDF Imprimer Envoyer
Coup de cœur
Écrit par Jules   
Dimanche, 04 Juillet 2010 12:00
sur la routeCe sont les quatre animaux sauvages qui m'ont le plus impressionné.


1- Le rhinocéros

Un soir tard, nous sommes allés au  trou d'eau d'Okaukuejo, dans le parc national d'Etosha. Nous avons vu deux rhinocéros qui se battaient entre eux. La taille du mammifère est très impressionnante. Après ils ont été chassés par les éléphants qui, eux, voulaient boire à la rivière. Les rhinocéros, sont des herbivores qui mangent malheureusement des herbes à peine vertes à la saison sèche.

2 – L'éléphant

C'est le plus gros animal terrestre au monde. L'éléphant est impressionnant par sa grosseur, donc tous les autres herbivores ne viennent pas le déranger.
C'est magnifique de voir un éléphant boire de l'eau. Comme il est lent, il y a plusieurs étapes. Il s'approche, il fait peur aux antilopes, springboks, oryx, et enfin arrive au trou d'eau, aspire de l'eau avec sa trompe et en verse dans sa gueule. On a vu que quand il perd ses dents pour la quatrième fois, elles ne repoussent plus alors il ne peut plus manger et il meurt de faim.

3 – La girafe

Avec ses taches marrons, la girafe est d'une beauté incroyable en pleine nature. Grâce à son long cou, elle peut atteindre les plus hauts arbres de Namibie. Et l'avantage, c'est qu'elle peut se défendre des félins avec ses sabots. C'est drôle de voir une girafe boire à la rivière ou au point d'eau.
Les pattes de la girafe peuvent atteindre 1 mètre 30 voire 2 mètres.

4 – Le zèbre

Connu pour sa vitesse, le zèbre est un des animaux que j'ai trouvé le plus beau. La plupart du temps, il vit en troupeau. Les zèbres sont souvent dans les endroits d'eau et de verdure. Le zèbre a des rayures pour rendre folle la mouche Tsé-tsé qui pourrait les endormir. Après s'être lavé, le zèbre se roule dans la poussière pour se protéger des moustiques.


Jules
 
Karanawa les Himbas ! PDF Imprimer Envoyer
Une famille autour du monde
Écrit par Vanessa   
Dimanche, 04 Juillet 2010 11:06

C'est à leur sourire édenté qu'on les reconnaît. Les Himbas ont conservé cette tradition millénaire de se faire enlever les dents de devant. Le rituel de l'arrachage de dents a lieu à la puberté. C'est un élément fort de leur identité auquel aucun d'entre eux n'a renoncé. Ils se distinguent ainsi des autres ethnies.
C'est aussi un indice pour le visiteur étranger qui se trouve fort dérouté quand on lui présente des Himbas... habillés comme vous et moi.

Première rencontre avec ce peuple du désert nord-namibien, croisé sur la route dans le Kaokoland. Une vingtaine d'hommes et de femmes s'entassent dans une voiture qui descend au village de Sesfontein, à 100 km de chez eux. Les femmes portent des chapeaux fleuris assortis à leur longue robe, plats sur le dessus pour supporter des poids, les enfants endormis sur leurs genoux.
Trois heures de piste les attendent avant de rejoindre la « ville », c'est-à-dire, la dernière station avant le désert, où l'on trouve de l'électricité, du réseau téléphonique, (pas internet), un petit supermarché et une pompe à essence et quelques maisons. Nous nous saluons, échangeons des sourires. « Moro ! (bonjour) Perivi ? Nawa ! » (ça va ? Oui, bien!) Et nous repartons.

Nous nous rendons chez eux, à Puros, le village où vivent Himbas et Hereros. Un fond de vallée au bord de la rivière Hoaruseb. Impression d'être, une fois de plus dans ce voyage, au bout du monde. Si c'est un petit paradis pour l'étranger, c'est parfois aussi un enfer pour l'autochtone car ici, le soleil brûle neuf mois sur douze et la terre aride n'offre rien mis à part quelques arbustes à brouter pour le bétail (chèvres et vaches essentiellement). Félins et éléphants eux sont en terre familière et les habitants doivent composer avec cette menace permanente.

Certains ont laissé tomber l'élevage et ont quitté leurs huttes . Sont partis à la ville chercher l'eldorado, qu'ils n'ont évidemment pas trouvé. Et n'ont jamais pu reprendre leur vie d'avant. D'autres perpétuent la tradition pastorale mais ont peu à peu abandonné nombre de leurs coutumes pour s'habiller à l'occidentale, envoyer leurs enfants à l'école et chercher d'autres sources de revenus que le bétail en se tournant vers le tourisme. Une manne importante, prometteuse. Les habitants de Puros bénéficient ainsi des revenus du camping communautaire et veillent sur les lions qui rôdent dans le coin. La faune sauvage est devenue un argument pour attirer les touristes et non plus seulement un danger.

Où sont donc passés les Himbas traditionnels, ceux qu'on nous vend dans les magazines et dans les émissions à  grande audience de la télévision ? A Puros, ils ne sont plus qu'une poignée réunis dans un seul village. Il faut s'enfoncer plus au nord du Kaokoland pour en rencontrer davantage. Plus loin toujours plus loin de la civilisation. Nous décidons d'aller les saluer, ceux qui pourraient correspondre aux représentations de l'imaginaire collectif.

Disposées en cercle, les huttes faites de bouse de vache séchée mélangée à de la terre et de l'excrément d'éléphant se font face. Au centre, vivote le feu sacré qui jamais ne doit s'éteindre, garant de la relation à l'au-delà. Seules les femmes, les enfants et le vieux sage sont restés au village. Les hommes sont partis conduire les troupeaux. Les femmes himbas vivent seins nues, avec un pagne en peau de chèvre pour seul vêtement et s'enduisent le corps de crème, mélange de graisse animale et de poudre ocre, se couvrent de bijoux et portent une coiffure très particulière. Les hommes, peu vêtus aussi, ont cependant le droit de se laver.
Les femmes Himbas cueillent des plantes dans la savane (Commiphora Wildii) pour se parfumer et préparer un encens qui servira de « lessive » naturelle pour les vêtements et les couvertures.

Les Himbas appartiennent à l'ethnie bantoue, apparentée aux Hereros. Appelé le peuple rouge en raison de la couleur de leur peau, semblable à celle de la terre de cette partie de la Namibie, ils ont toujours été des nomades. Contraints de trouver de nouveaux pâturages régulièrement en raison de l'aridité de la terre.
Ces tribus sont malheureusement victimes du tourisme. Les Himbas en ont d'abord trouvé des avantages (financiers, afflux de nourriture), mais les villages ont perdu de leur authenticité.

Installés en tailleur dans la hutte de la doyenne du village, nous admirons les différents pagnes épinglés au mur, dont un plus beau que les autres, couvert de bijoux. Celui de ses noces. Nous tentons de discuter. En toute fin, celle-ci nous questionne : « Etes vous à votre aise, ici, dans ma hutte? » (ces maisons sont de petite taille, plus petite que les yourtes). « Bien sûr » lui répondons-nous. Elle nous écoute, incrédule.

Les Himbas sont réputés pour ne pas être facilement accessibles. Ceci s'explique par leur histoire. Et peut-être aussi est-ce la condition de leur survie.

 

 
Pour la vie PDF Imprimer Envoyer
Coup de cœur
Écrit par Eliot   
Jeudi, 24 Juin 2010 09:11

Aujourd'hui, on est à J-15 de Nantes. Ici, entre océan Atlantique et désert, en Namibie, le tour du monde est  presque déjà fini ! Pratiquement un an s'est écoulé. J'ai remarqué qu'aux premiers jours de mon voyage, à Rio de Janeiro, ma famille et mes copains me manquaient énormément. Aujourd'hui, après plus de 330 jours d' itinérance, ils ne me manquent plus vraiment, j'ai même l'impression bizarre de m'être « rapproché » d'eux. J'ai aussi remarqué que de n'avoir que deux lits pour trois (on a même fait plusieurs fois trois lits pour cinq!) nous pose de moins en moins de problème. J'ai appris à vivre avec le minimum de livres, de place pour moi et de copains.

Pendant un an j'ai vécu avec trois pantalons et quatre tee-shirts. En ce moment, je vis ma dernière immersion dans la culture des peuples de Namibie. je ne crois pas qu'elle soit comme les autres car plus on se rapproche du 9 juillet, plus quelque chose de bizarre se passe dans nos têtes et même dans nos attitudes...

Bien sur, je vais être heureux de revoir mes proches, ma maison et ma ville mais quelque chose aura définitivement changé pour le reste de ma vie.

Eliot

 
JULES:La Namibie côté nature PDF Imprimer Envoyer
Le Développement durable en direct
Écrit par Jules   
Mercredi, 23 Juin 2010 18:39

Nous sommes partis pour les dernières semaines de notre tour du monde, en Namibie, pour découvrir la nature.
Nous avons choisi de dormir dans des camps en plein désert. Avec très peu de confort nous changeons tous les jours de camp ! Mais on trouve souvent une douche chauffée au bois ou par le soleil. Et puis le coin barbecue pour faire un feu car la nuit il fait des fois très froid.

Nous dormons dans deux tentes accrochées sur le toit de notre voiture... c'est drôle et en fait ça marche bien.

Hier, nous sommes montés tout en haut d'une dune et nous avons sauté, couru, glissé sur la descente.
Après nous avons vu la vallée de la mort qui porte bien son nom. Car il n'y a plus de végétation, aucun arbre n'a résisté à la chaleur. C'était beau mais aussi triste.

Sur les routes j'ai eu la surprise et l'émotion de voir des zèbres et de girafes. Au milieu de nulle part c'était magnifique !!! Aussi au passage il y avait plein de springboks et d'oryx.

Je suis épaté de la nature namibienne.

 
Mis au monde PDF Imprimer Envoyer
Coup de cœur
Écrit par Frédéric   
Dimanche, 13 Juin 2010 18:37

Ce  tour du monde cachait un mystère. Et si ce voyage était une nouvelle naissance ?

Curieuse question pour un globe-trotter en vadrouille non ? Et pourtant…
Plus j’analyse ce qui se joue en ce moment autour du monde, plus j’observe mes trois garçons et plus je suis intimement convaincu que nous vivons un moment extraordinaire : Eliot, Jules et Anatole sont en train de naître une deuxième fois.

« Tu enfanteras dans la douleur ». On ne peut pas dire que le message biblique ait éclairé ma vie. Cependant, pourquoi ne pas avouer que ce pari fou et sublime ne fut pas toujours une partie de plaisir ? Et d’ailleurs, cette épreuve n’était-elle le cri d’une nouvelle naissance, la balise sonore d’un nouveau projet de vie à défaut de nouvelle vie ?

La gestation aura été originale dans sa forme et par sa durée. La grossesse fut un peu plus longue que d’habitude il faut l’avouer et surtout partagée, portée par la mère et le père ! Décidemment, on n’arrête pas le progrès !
Mais le résultat est là : je suis émerveillé. Emerveillé de les découvrir, ces garçons que je ne connaissais pas ou pas assez. Leur mise au monde fut progressive mais rien n’est plus lent que la naissance d’un Homme, non ?

Le nouveau-né ouvrant les yeux, pour la première fois, découvre son monde à lui. Il ne voit guère plus loin que le bas de son couffin. Les premiers regards des garçons en voyage, furent aussi innocents et émerveillés devant l’immensité du monde. Mais il est vrai que le berceau avait changé d’échelle.

C’est ici autour du monde qu’Eliot, Jules et Anatole sont nés en portant petit à petit un regard éclairé sur eux-mêmes et sur l’état du monde.
Ils savent que parfois les garçons préfèreraient naitre dans les choux plutôt que d’être forcés à travailler si jeunes et les filles dans les roses plutôt que d’être la marchandise d’un commerce infâme.
Ils savent que les cigognes préfèreraient apporter les nouveaux-nés plutôt que de passer leur vol à ne plus comprendre ces paysages aux saisons torturées et au climat déréglé.
Ils savent désormais beaucoup de choses. Peut-être trop pour leur âge me dis-je parfois.

Je suis ému aujourd’hui comme je le fus le jour de leur première naissance. La même émotion pour un même pari. Qu’ils trouvent leur place dans ce monde. Qu’ils vivent et s’épanouissent. Qu’ils soient heureux si possible autant que je le suis.
J’ai assumé, à trois reprises, la première séparation en cisaillant le cordon ombilical qui les reliait à leur mère. Je n’oublierai jamais. Aujourd’hui, à nouveau, j’assume cette mise au monde avec confiance.

Ils ont grandi. Que les grands-parents se rassurent, ils ont même souvent bien mangé ! Mais ils ont surtout grandi. Grandi de l’intérieur. Leurs sacs à dos sont lourds de valeurs expliquées et partagées, d’émotions fortes et sincères, et d’expériences initiatiques. Si lourd que la vie à venir pourrait leur sembler non pas plus légère mais plus facile.

Après cette naissance au long court – qui n’aura ni lieu ni date faciles à déterminer – je sais qu’Eliot, Jules et Anatole sauront profiter de leur enfance à laquelle ils ont droit. Ainsi, en pensant à tous leurs petits copains rencontrés sur les chemins du monde, ils devront prendre conscience de leur chance d’être bien-nés.

 Un papa heureux.

 

 
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